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Votre enfant fait du Scratch à l'école et vous voulez un robot qu'il pourra programmer de la même façon ? Bonne idée : c'est la transition la plus naturelle entre les jeux à l'écran et la robotique. Mais « compatible Scratch » ne veut pas dire la même chose d'un robot à l'autre. Ce guide explique les trois familles de robots à blocs, puis compare les modèles qui valent le coup en 2026.
« Compatible Scratch » : trois cas très différents
1. Le vrai Scratch (scratch.mit.edu)
Le site officiel de Scratch propose des extensions matérielles pour quelques appareils, dont la carte micro:bit et certaines gammes LEGO Education plus anciennes (aujourd'hui surtout trouvées d'occasion). L'avantage : l'enfant retrouve exactement l'éditeur qu'il utilise en classe. La limite : il faut installer Scratch Link sur l'ordinateur et disposer du Bluetooth, et le choix de robots reste réduit.
2. Les logiciels basés sur Scratch : mBlock et consorts
mBlock, le logiciel de Makeblock, est construit sur Scratch 3 : mêmes blocs de couleur, même logique, même scène avec ses lutins, plus des blocs pour piloter les moteurs et capteurs du robot. Un enfant qui connaît Scratch s'y retrouve en quelques minutes. Il s'utilise en ligne sans installation ou en version à installer, et permet de basculer vers Python. Notre comparatif mBlock vs Scratch détaille les différences.
3. Les éditeurs à blocs « cousins » : MakeCode et applis maison
Microsoft MakeCode (utilisé avec la micro:bit) et les applis de nombreux fabricants proposent aussi des blocs à emboîter, mais l'interface n'est pas celle de Scratch. Rien de rédhibitoire : la logique (boucles, conditions, variables) est la même, il faut juste un petit temps d'adaptation.
En résumé : si votre objectif est la continuité avec l'école, privilégiez Scratch ou mBlock. Si vous visez l'électronique et les projets, MakeCode est tout aussi formateur.
Comparatif : les robots à blocs qui valent le coup
| Modèle | Éditeur à blocs | Python ensuite | Montage | Âge conseillé |
| --- | --- | --- | --- | --- |
| Codey Rocky | mBlock (basé sur Scratch 3) | Oui | Aucun | 6 ans et plus |
| mBot | mBlock (basé sur Scratch 3) | Arduino plutôt que Python | Environ 15-20 min | 8 ans et plus |
| mBot2 | mBlock (basé sur Scratch 3) | Oui | Court | 10 ans et plus |
| Carte CyberPi seule | mBlock (basé sur Scratch 3) | Oui | Aucun (pas de roues) | 8 ans et plus |
| micro:bit V2 (kit Go) | Scratch officiel (extension), MakeCode | Oui (MicroPython) | Aucun (carte seule) | 8 ans et plus, avec un adulte |
L'âge conseillé est celui indiqué par les fabricants ou les fiches produits. Les prix évoluent souvent : chaque fiche renvoie au prix du jour.
Robots Scratch / mBlock : comparatif rapide
Voir le prix du jour sur Amazon (mBot2)
Notre sélection détaillée
Codey Rocky : le plus simple pour commencer en blocs (6-10 ans)
Livré assemblé, Codey Rocky associe une tête à écran LED et une base roulante. On le programme dans mBlock : faire rouler le robot, afficher une image, réagir au son ou à une couleur. C'est le meilleur choix pour un enfant de 6 à 8 ans qui découvre Scratch, parce qu'il n'y a rien à câbler et que le résultat est immédiat. Il passe ensuite au Python, ce qui prolonge sa durée de vie.
👍 Points forts
- Aucun montage, batterie rechargeable par USB
- Programmable dans mBlock, très proche de Scratch
- Écran LED et capteurs pour des projets variés
- Passage à Python possible plus tard
mBot : le classique des écoles et des familles (8-12 ans)
Le mBot est le robot éducatif de référence en France : on le monte soi-même, puis on le programme dans mBlock pour éviter les obstacles, suivre une ligne ou jouer de la musique. Ses blocs ressemblent trait pour trait à Scratch, et il existe une énorme quantité d'activités gratuites, dont nos 10 projets mBot pour la classe ou la maison. Pour aller plus loin, il se programme aussi en Arduino.
👍 Points forts
- Le plus documenté en français
- Capteur à ultrasons et suiveur de ligne inclus
- Montage court qui fait comprendre le robot
- Évolutif vers Arduino
mBot2 : Scratch puis Python sur le même robot (10 ans et plus)
Le mBot2 reprend l'idée du mBot avec une carte CyberPi à écran couleur, le Wi-Fi et des moteurs plus précis. On démarre en blocs dans mBlock, puis on passe au Python dans le même logiciel, sans changer de robot. C'est le bon achat pour un enfant de CM2 ou de collège qui maîtrise déjà Scratch. Notre comparatif mBot vs mBot2 aide à choisir entre les deux.
👍 Points forts
- Carte CyberPi à écran couleur
- Blocs puis Python dans le même logiciel
- Wi-Fi pour des projets connectés
- Très évolutif pour le collège
Carte CyberPi seule : pour programmer sans robot roulant
Si votre enfant aime surtout créer des mini-jeux, des mesures ou des objets connectés, la carte CyberPi vendue seule (celle qui équipe le mBot2) est une alternative moins encombrante : écran couleur, capteurs, Wi-Fi, programmation en blocs mBlock puis en Python. Elle pourra ensuite être réutilisée sur un châssis. Voir notre comparatif mBot2 vs CyberPi.
👍 Points forts
- Écran couleur et capteurs intégrés
- Blocs mBlock puis Python
- Wi-Fi pour l'Internet des objets
- Réutilisable sur un robot plus tard
micro:bit V2 : la seule carte du Scratch officiel… à motoriser soi-même
La micro:bit est une petite carte programmable très utilisée au collège : 25 LED, deux boutons, accéléromètre, boussole, micro et haut-parleur, radio et Bluetooth. Elle fonctionne avec l'extension micro:bit du Scratch officiel (via Scratch Link) et avec MakeCode, puis en MicroPython. Ce n'est pas un robot en soi : il faut lui ajouter un châssis motorisé compatible pour qu'elle roule. Le kit « Go » ci-dessous contient la carte officielle, un câble USB et un boîtier à piles avec deux piles AAA.
Sur Amazon : kit micro:bit V2 Go (carte officielle, câble, boîtier de piles)
- 6-8 ans, découvre Scratch → Codey Rocky.
- 8-12 ans, aime construire, veut des projets clés en main → mBot.
- 10 ans et plus, vise Python → mBot2 (voir aussi notre guide robot programmable en Python).
- Préfère l'électronique et les gadgets aux robots roulants → carte CyberPi ou micro:bit.
- Pour une classe → regardez notre guide robot pédagogique pour l'école.
Les pièges à éviter
- Se fier à la mention « compatible Scratch » sur la boîte : vérifiez s'il s'agit du Scratch officiel, d'un logiciel basé sur Scratch (comme mBlock) ou d'une appli maison.
- Négliger l'appareil : certains robots se pilotent mieux depuis un ordinateur que depuis une tablette ; Scratch Link, lui, demande un ordinateur avec Bluetooth.
- Acheter trop simple pour un enfant déjà à l'aise en Scratch : s'il fait des jeux avec variables et clones en classe, un robot à flèches l'ennuiera, partez sur mBot ou mBot2.
- Oublier les piles : le mBot classique et la micro:bit fonctionnent sur piles, Codey Rocky et le mBot2 ont une batterie rechargeable.
Pour aller plus loin